L’IRC réplique une architecture parlementaire bicamérale interne.

Elle est composée des Patriarches et Matriarches, cinq cent quatre vingts au niveau national, répartis sur les provinces politiques, qui représentent leur base.
Elle est composée des Super Patriarches, un par province.
Réunies, la chambre des Patriarches et Matriarches et celle des Super Patriarches forment le Conseil Politique National, image interne du Parlement institutionnel. C’est en cette qualité unifiée que le Conseil Politique National exerce la fonction parlementaire du Mouvement dans sa plénitude : il délibère sur les textes internes, il investit et confirme l’exécutif du parti, il incarne devant l’ensemble du Mouvement l’autorité collective du peuple militant.
Chacune des deux chambres conserve cependant un rôle propre, exercé de manière distincte. La chambre des Patriarches et Matriarches, en prise directe avec la base, porte la parole et les attentes des communautés locales et exerce sur l’exécutif un contrôle de proximité, ancré dans le vécu quotidien du militant. La chambre des Super Patriarches, une autorité par province, porte une vision de synthèse à l’échelle provinciale et exerce un contrôle d’ensemble, garant de la cohérence de l’action de l’exécutif sur tout le territoire national.
Ensemble et séparément, ces deux chambres exercent un contrôle qui n’est pas de nature oppositionnelle ou conflictuelle. Il s’agit d’un contre pouvoir au sens constitutionnel du terme, destiné à garantir que l’exécutif demeure redevable devant une représentation issue du peuple et qui lui reste proche dans l’exercice de son mandat.
Cette architecture à deux étages, unie dans le Conseil Politique National et distincte dans l’exercice quotidien de ses deux chambres, traduit la conviction de l’IRC que le Congo est à refonder. Elle ne reconduit pas telle quelle une forme héritée : elle l’adapte et la renforce, pour qu’elle retrouve toute sa force de contrat social entre le Mouvement et celles et ceux qu’il rassemble.
Le Président demeure garant du bon fonctionnement de l’ensemble des organes, garant des textes fondateurs du Mouvement, commandant suprême de l’ensemble des militants, et garant de la stabilité institutionnelle interne.
Le Conseil Politique National n’est pas une chambre d’enregistrement. Dans l’exercice de sa fonction parlementaire, il dispose des instruments classiques du contrôle de l’exécutif : la motion de défiance, par laquelle il retire sa confiance au Secrétariat Exécutif National sur une politique ou une décision précise, et la motion de censure, par laquelle il peut mettre en cause la responsabilité de l’exécutif dans son ensemble. Ces instruments, comme dans toute architecture parlementaire digne de ce nom, garantissent que le Secrétariat Exécutif National demeure en permanence redevable devant la représentation issue du peuple militant.
Olivier KANKU KABANGU
Président du CPN – Chambre Haute