Ce principe n’introduit aucune dérogation à la Constitution ou au contrat social national. Il constitue une adaptation interne, un mode de contextualisation de la démocratie aux us et coutumes congolais, dans le respect intégral du cadre constitutionnel.
La démocratie donne le pouvoir au peuple, mais elle ne doit pas, pour autant, effacer la fonction du dirigeant. L’IRC recherche un équilibre entre deux exigences, non un désordre où l’une supplanterait l’autre : le renforcement du rôle du dirigeant et l’approfondissement du sens du mandat populaire, de la représentation.
Le peuple demeure la raison principale de l’action politique et la source d’émanation du pouvoir. Le sommet de la pyramide, la fonction dirigeante, ne s’efface pas à mesure qu’il se rapproche de la base. Il s’en trouve au contraire renforcé, à l’image de la figure royale dans les royaumes et empires qui ont précédé la République sur le territoire congolais, mais désormais soumise aux normes de la communauté et à la représentation organisée du peuple, qui demeure l’origine du mandat confié aux dirigeants.
C’est cette double dynamique, un sommet qui se rapproche de la base sans y perdre sa force, une base qui reste source du pouvoir sans effacer la fonction dirigeante, qui donne son nom au triangle renversé.